Quand mes émotions jouent aux montagnes russes

Publié le 19 avril 2021

Muy buenos dias,

Hier, c’était mon anniversaire. Et cette journée a aussi été l’occasion d’un voyage émotionnel assez intense – auquel j’ai sans doute été plus attentif parce que je suis focalisé à 100% en ce moment sur « le bon usage de mes émotions ».

Aurélien Daudet - Communiquer efficacement

Je vais vous raconter ce voyage, et pourquoi il m’a confirmé l’importance d’avoir des outils pour ressentir mes émotions, les comprendre et savoir quoi en faire. Dites-moi ce que vous en pensez par retour de mail ! Et si ça vous semble une bonne manière de procéder… inscrivez-vous à mon prochain training « Comment faire de mes émotions des alliées – Pour construire des relations saines, augmenter mon bien-être et mon estime de moi » (les infos ci-dessous) !

Dès le matin, j’ai ressenti une sorte de tristesse légère, que j’ai d’abord confondue avec de la fatigue liée au rythme très intense de ces dernières semaines. Mais progressivement j’ai bien vu qu’en plus de cette fatigue, je ressentais bien physiquement de la tristesse. Repensant à ce que j’avais expliqué dans le webinaire de vendredi, j’ai compris que j’étais triste parce que justement mon anniversaire me rappelait fortement le temps qui passe, et que chaque jour vécu est un jour qui ne reviendra pas.

Mais pourquoi la tristesse était-elle plus présente cette année ? J’ai cherché un lien avec la crise sanitaire, avec les blocages de tous ordres, mais cela ne faisait pas « tilt ». Je me suis rendu compte que je revenais toujours à ce chiffre de 48 ans, et je me suis souvenu que depuis quelque temps je faisais des boucles autour de « … plus que deux ans ». Comme si le cap des 50 ans allait être encore plus symbolique, encore plus dur à passer, et qu’il fallait que je me « dépêche » d’atteindre une liste considérable d’objectifs d’ici là…

À ce moment-là je me suis dit qu’en fait je n’avais même pas 2 ans de marge ! Quand on dit qu’on a X ans, cela signifie que l’on a X ans… révolus, et qu’on démarre sa X+1-ème année… Le jour de son anniversaire, chacun d’entre nous referme une porte sur une année écoulée et voilà pourquoi peut-être nous soufflons, nous éteignons nos bougies… Ce que me disait ma tristesse, c’est qu’en ce jour « anniversaire », j’étais fortement confronté au temps qui passe, dans un seul sens.

J’ai eu un moment de grande tendresse pour ces personnes qui refusent de fêter leur anniversaire, ce que j’avais toujours vu comme un caprice un peu idiot. En même temps, je me suis dit que rester seul n’était sans doute pas le moyen de régler cette tristesse, et que mieux valait chercher une consolation, un moyen de l’apaiser – sans doute en s’entourant de personnes (vraiment) choisies qui nous aident à remettre de la douceur dans le moment présent.

Plus tard dans la journée, j’ai eu plusieurs moments de colère, pour des retards de personnes avec qui j’avais rendez-vous. Au démarrage, j’ai pensé que c’était simplement que je déteste qu’on perturbe mon « plan », ma structure. Mais l’explication ne me satisfaisait pas vraiment : je suis beaucoup plus souple que par le passé, et en plus hier l’urgence était nettement moins forte qu’un jour de semaine. Je me suis souvenu que la colère, c’est l’émotion qui se déclenche quand nous sommes confrontés à la limite des autres, limite qui vient justement nous rappeler fortement… la nôtre.

Après avoir été confronté à la limite du temps qui passe, je me heurtais à cette deuxième limite fondamentale. Et si je réagissais aussi fortement, c’était sans doute parce que je n’avais pas pris le temps d’analyser complètement et d’utiliser ma tristesse. Je l’avais au contraire un peu « enterrée » parce qu’une partie de moi pense encore que cette émotion n’est pas tout à fait ok pour un homme et a tendance à la transformer en une autre émotion, plus « acceptable »… la colère. Finalement ma colère face à ces retards, c’était un mix entre ce qui se passait vraiment et une émotion « racket », un faux nez pour masquer ma tristesse.

Vers 18h, après avoir compris tout ça, j’étais profondément, pleinement joyeux. Une joie née de ce « tilt » (le franc qui tombe, comme disent les Belges). Et aussi de la fierté d’avoir bien bossé et d’avoir des outils utiles pour moi et pour les personnes qui vont bientôt travailler avec moi sur ces sujets. Je me suis alors souvenu que la joie c’est l’émotion qui trouve en elle-même sa limite  : si je ne la partage pas, elle disparaît. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’utiliser ce voyage intérieur comme sujet de cette newsletter.

J’ai beaucoup hésité, résisté, en me disant que cette histoire n’intéresserait personne, voire même que certains d’entre vous alliez trouver cela trop personnel et prétentieux. J’ai ressenti alors la 4ème émotion de base, une peur forte. Quel était le risque ? Celui d’un désabonnement massif de ma newsletter. Est-ce qu’il est réel ? Partiellement. Alors je me suis concentré sur la joie que je voulais partager, ici et dans le training dont j’ai ouvert les inscriptions la semaine dernière. Et je me suis dit que ce je peux obtenir en moments intenses et en nouvelles joies est nettement supérieur au risque de rupture de lien avec certains parmi vous. Et j’ai décidé de vous envoyer cette lettre… quand même.

… Et quand vous la recevrez, si vous m’avez lu jusque-là, je veux bien un coup de main : dites-moi ce que vous pensez de cette lettre qui sort un peu de l’ordinaire, ET de ce nouveau training que j’ai lancé ? Répondez juste à ce mail… et sachez que c’est le plus beau cadeau que vous pourrez me faire.
Abrazo muy fuerte, vive nous,

Aurélien

⬇️ LE LIEN VERS LE NOUVEAU TRAINING :
⬇️ www.aureliendaudet.com/TE

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