Publié le Avr 23, 2022

La révolution copernicienne du bonheur

Est-ce que vous aussi on vous a expliqué qu’il fallait bosser avant de s’amuser ? Faire des efforts pour être heureux ? Travailler dur pour réussir et ensuite (enfin) en profiter ? Des centaines d’études prouvent que c’est un leurre. En réalité, le bonheur précède le succès et c’est l’un des moteurs les plus puissants de la réussite. Merci Shawn Achor d’avoir écrit The Happiness Advantage et d’avoir regroupé les preuves de cette révolution copernicienne…

Est-ce que vous aussi on vous a expliqué qu’il fallait bosser avant de s’amuser ? Faire des efforts pour être heureux ? Travailler dur pour réussir et ensuite (enfin) en profiter ? Des centaines d’études prouvent que c’est un leurre. En réalité, le bonheur précède le succès et c’est l’un des moteurs les plus puissants de la réussite. Merci Shawn Achor d’avoir écrit The Happiness Advantage et d’avoir regroupé les preuves de cette révolution copernicienne…  Aurélien Daudet

Est-ce que vous aussi on vous a expliqué qu’il fallait bosser avant de s’amuser ? Faire des efforts pour être heureux ? Travailler dur pour réussir et ensuite (enfin) en profiter ? Des centaines d’études prouvent que c’est un leurre. En réalité, le bonheur précède le succès et c’est l’un des moteurs les plus puissants de la réussite. Merci Shawn Achor d’avoir écrit The Happiness Advantage et d’avoir regroupé les preuves de cette révolution copernicienne…

Quand j’étais gamin, on me répétait « vide ton cahier de textes, et tu pourras jouer ensuite ». Pas de vacances sans les devoirs du même nom, qui devaient être faits tous les matins… pour avoir le droit de s’amuser. En grandissant, j’ai longtemps gardé cette habitude : quel que soit le job que je faisais (et j’en ai fait de très différents), je travaillais beaucoup, persuadé que c’était la condition de la réussite. 

Après un burn-out assez brutal en 2009, j’ai commencé à me dire qu’il fallait que je remette en question mon « logiciel interne ». Tous ces automatismes qui m’avaient permis de réussir professionnellement… mais étaient en train de me fracasser la santé. Je me suis formé (beaucoup – forcément – c’est long de changer ses habitudes toxiques), en cherchant toujours des clés pour rester du côté « positif de la force », dans le flow. 

Instinctivement, j’étais allé d’abord du côté de la psychologie positive. Mais même après avoir été formé pendant 4 ans à un système plus « classique », l’Analyse Transactionnelle, je réfléchis toujours à une traduction positive de ses outils : comment les utiliser pour augmenter son énergie, avoir une communication efficace, entretenir sa motivation. Et rire le plus souvent possible.

Cette semaine j’ai lu The Happiness Advantage(1). En 200 pages son auteur, Shawn Achor, m’a donné l’impression d’englober, de condenser (au sens de lait sucré condensé – qui fait du bien en peu de temps !), de relier de manière originale et puissante des dizaines de choses que j’ai appris en cours de route… tout en ouvrant des perspectives extrêmement attirantes ! 

Dans ce livre, il démonte la croyance selon laquelle la réussite est conditionnée par la quantité de travail, et prouve, en s’appuyant sur des dizaines d’expériences, comment en réalité notre niveau de bonheur est ce qui va conditionner le plus notre réussite. En d’autres termes, notre premier boulot devrait être de construire un système pour être heureux. 

Bonne nouvelle, Shawn Achor décrit 7 principes pour mettre en place cette spirale positive. 

  1. L’avantage du bonheur. Ce premier principe est la base du système : lorsque nous sommes heureux, nous donnons le meilleur de nous-mêmes et donc nous réussissons mieux. Arrêtons de travailler dur pour être plus heureux… un jour. Soyons satisfaits maintenant pour atteindre nos objectifs.

Il ne s’agit pas du tout de dévaloriser le travail, ou l’effort ! Mais de prouver que notre travail serait beaucoup plus efficace, et nos efforts optimisés, si nous étions heureux d’abord.

  1. Le levier et le point d’appui. Ajustons notre état d’esprit (le point d’appui) pour avoir plus de contrôle et d’influence (le levier) sur notre environnement et les événements de notre vie. Nous sommes aux commandes de la manière dont nous voyons le monde, et changer notre point de vue aura des conséquences considérables sur nos vies.
  2. L’effet Tetris. Si vous jouez à Tetris un peu trop longtemps, vous allez voir des formes géométriques un peu partout. De la même manière, si vous avez pris l’habitude de détecter les risques, les problèmes, les failles… vous allez en voir partout. Bonne nouvelle : nous pouvons tourner l’effet Tetris en notre faveur, en entraînant notre cerveau à voir des opportunités et des sources de joie partout.
  3. Échouer… vers le haut. Nous avons tous entendu ces phrases – parfois un peu convenues : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » ou bien « ce qui ne tue pas rend plus fort ». Shawn montre de manière concrète comment entraîner notre cerveau à voir les situations difficiles comme le moyen d’apprendre, d’inventer et de grandir.
  4. Le cercle de Zorro. Dans le film avec Anthony Hopkins et Antonio Banderas, ce dernier doit d’abord apprendre à défendre un cercle étroit, qui s’élargira lorsqu’il se sera suffisamment entraîné. Shawn Achor part de cette image pour montrer que lorsque nous sommes confrontés à des situations stressantes ou difficiles, il faut accomplir de petites tâches, avant de passer à de plus grandes. Cela nous donne un sentiment de contrôle, beaucoup plus important pour notre énergie que le contrôle en soi.
  5. La règle des 20 secondes. Pour quitter de mauvaises habitudes, il suffit parfois d’obstacles apparemment insignifiants : comme retirer les piles de la télécommande de sa télévision, et les mettre dans une autre pièce. Ou bien devoir remettre son mot de passe à chaque fois dans son mail pour pouvoir les consulter. Symétriquement, pour mettre en place des habitudes positives, il suffit de supprimer tous les obstacles, même ceux qui nous paraissent insignifiants : mettons par exemple nos affaires de sport au pied de notre lit, ou des choses saines à manger au premier rang de nos étagères !
  6. Les relations sociales. Dans un article de 2018 (https://www.aureliendaudet.com/secret-bonheur-relations-enrichissantes/) j’ai rappelé cette étude de Harvard sur l’effet spectaculaire des relations sur notre bonheur et notre santé. Face à une situation difficile, nous avons souvent tendance à nous replier sur nous-mêmes – Shawn Achor démontre pourquoi c’est exactement le contraire qu’il faut faire.

Je vous conseille fortement d’acheter ce livre, et de le lire en détail. Chacun de ces principes est expliqué, démontré scientifiquement, et les effets prouvés dans la sphère professionnelle et personnelle.

Je viens de le recommencer à la première page. Parce que je sais que je vais apprendre de nouvelles choses, parce que je veux utiliser les techniques qu’il propose dès aujourd’hui, et parce qu’en plus j’ai beaucoup ri en le lisant.

[1] Le livre a été édité en français sous le titre Comment devenir un optimiste contagieux, mais je ne sais pas ce que vaut cette traduction.

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