Je refuse de subir mon job

Publié le 9 mars 2018

Laszlo Bock a été DRH de Google pendant 10 ans, de 2006 à 2016. C’est lui qui a inventé les concepts centraux de la culture “start-up” : repas et boissons gratuits disponibles à toute heure, baby-foot et tables de ping pong, poufs géants au milieu des couloirs et dress codes improbables. Plus sérieusement, pendant qu’il était “Senior Vice President of People Operations”, Google a été nommée plus de 30 fois “Best Company to Work” dans différents pays, et a reçu près de 100 distinctions comme “top employer”.

Dans un article retentissant sur Linkedin, il a rappelé qu’en moyenne nous passons 8,8 heures par jour au travail (chiffres américains certes, mais beaucoup des personnes qui me lisent en sont sans doute assez proches…). C’est plus que le temps que nous passons à dormir (7,8 heures). Plus que le temps que nous passons à faire du sport (2,6 heures). Et beaucoup plus que le temps passé à nous occuper des autres – en particulier de nos familles (environ 1,2 heure).

Aurélien Daudet - Communication efficace - intelligence émotionnelle

Selon une étude de Yale, pour les deux tiers des personnes interrogées le travail n’est qu’un job, “une nécessité qui n’apporte rien de positif dans leurs vies” ou au mieux “un moyen de faire carrière, d’avancer”. Seulement un tiers des salariés affirment que leur travail est une source de joie, d’accomplissement.

Laszlo Bock a donc lancé en mai dernier une société, Humu, dont le but est de “rendre le travail meilleur, partout, par la science, l’intelligence artificielle et un peu d’amour”. Ce projet est top secret, personne n’a la moindre idée de la manière dont lui et son associé comptent s’y prendre. Mais ce qui est fou, c’est que des milliers de personnes ont déjà postulé – une candidature par minute pendant les premiers jours ! Et la plupart d’entre eux disaient la même chose : “je ne sais pas vraiment ce que vous comptez faire, mais votre slogan me parle !”.

Laszlo cite parmi ses sources d’inspiration le hongrois Mihaly Csikzentmihalyi, père de la pensée du Flow, dont j’ai déjà souvent parlé sur ce blog (lire ici ou ou encore là). Ses travaux sont à l’origine du bilan Interqualia, base des séminaires Réinventer son job. J’ai créé ces séminaires justement pour tous ceux qui refusent de passer la plus grande partie de leur vie dans un boulot qui ne les nourrit pas psychiquement et émotionnellement. L’intelligence artificielle vous donnera une “boussole du flow”, très éclairante sur les leviers que vous pourriez actionner. Bien sûr ensuite il faut traduire dans la vie réelle ce que vous aurez appris – et là ça ne concerne plus l’intelligence artificielle, c’est une affaire de volonté et de choix personnels

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