Publié le Déc 24, 2022

Les cadeaux ça n’est pas seulement à Noël

Cette semaine j’ai animé ma dernière session de formation de l’année, en France. J’ai profité à fond de ces deux jours, avec les membres d’une direction des services informatiques, unis, engagés, joyeux. Une sorte de Noël avant l’heure, dans un cadre magnifique. Je les remercie du fond du cœur pour ces deux jours, comme tous ceux qui m’ont fait confiance cette année.

Déluge de cadeaux - Aurélien Daudet

Comme avec beaucoup d’autres personnes, j’ai abordé les « signes de reconnaissance », par lesquels les personnes que nous rencontrons nous rassurent sur le fait qu’elles nous ont « vu ». La plus grande peur des êtres humains, c’est d’être seuls. Cela remonte à l’époque où nous étions tellement fragiles et exposés, dans les cavernes… ou dans notre enfance. Nous avons un besoin fondamental d’être en lien avec nos congénères, sous peine de dépérir et mourir quand nous sommes enfants ou de devenir fous lorsque nous sommes adultes.

Parfois, nous avons pris l’habitude de ne pas voir, pas accepter, ou de minorer les signes positifs qui nous sont fournis. Conséquence, comme tout vaut mieux plutôt que l’indifférence, nous irons chercher des signes de reconnaissance négatifs. Comme cette vieille femme dans un café ce matin, seule à sa table, et qui provoquait la patronne et les autres clients. Un moyen comme un autre d’avoir de l’attention, même acide.

Ou comme cette personne connue dans son équipe pour toujours « chercher la petite bête », et critiquer le travail des autres. Ses collègues avaient du mal à me croire quand je leur ai dit qu’elle avait sans doute un besoin énorme d’attention – qu’elle n’envisage pour l’instant qu’au travers de tensions désagréables. Et ils ont carrément froncé le nez quand je leur ai conseillé de lui fournir des signes de reconnaissance positifs, par exemple sur son engagement ou sur la qualité de son travail. Pourtant, je suis convaincu que remplir son réservoir à signes de reconnaissance de manière positive lui aurait largement ôté l’envie de le faire dans les conflits et l’aigreur habituels…

En montant vers Paris, je réfléchissais à ce sujet des signes de reconnaissance, sans doute l’un de ceux sur lesquels je reviens le plus souvent dans mes formations, parce qu’ils sont pour moi la clé de relations nourrissantes, positives et durables. Et je me disais que c’est peut-être justement pour cela que Noël reste un point lumineux dans le calendrier de la plupart d’entre nous.

Lorsque nous étions petits, l’ouverture des cadeaux était un moment magnifique où l’attention des adultes était concentrée sur nous, sur notre plaisir, où nous recevions des cadeaux à la fois matériels et sous la forme de sourires, de câlins et de rires. Nous étions au centre… et c’était tellement bon ! En grandissant, nous avons commencé à faire des cadeaux à notre tour. Mais les plus beaux cadeaux, ce sont encore les moments passés ensemble, les retrouvailles et les embrassades après des voyages parfois bien longs.

La « trêve de Noël », c’est un moment sacré où l’on accepte de donner et surtout de recevoir beaucoup plus de signes de reconnaissance positifs que d’habitude. Vous faites un grand sourire à votre vieil oncle grincheux, et il a l’air de s’en réjouir ! Vous reparlez à votre sœur et derrière votre colère qui s’évapore vous retrouvez l’envie profonde d’être en lien. Au matin du 25 décembre 1914, quand des soldats belges, français et britanniques rejoignent les militaires allemands au milieu du no man’s land d’Ypres, ils décident de remplacer les tirs meurtriers qui durent depuis des mois par des cadeaux… et par un match de foot.

Une des choses les plus difficiles à faire, c’est de demander les signes de reconnaissance dont nous avons besoin. « Si cela vient, tant mieux, mais si je les demande, cela n’aura pas la même valeur » me disait une personne avec qui je viens de travailler. Je lui ai fait remarquer que dans un restaurant elle choisissait ce qu’elle allait manger dans un restaurant. « Évidemment ! Le serveur ne va pas deviner ce qui me ferait plaisir ! » m’a-t-elle répondu. Pourquoi alors pensons-nous que nos collègues, clients, ou managers auraient ce pouvoir ?

Prenons conscience du type de retours qui nous font du bien, enregistrons-les quand ils nous arrivent, et demandons à ceux avec qui nous sommes en lien de nous en fournir. D’ailleurs… je vais le faire. Attention, roulement de tambour… je vais vous demander de me faire un cadeau[1] !

Beaucoup d’entre vous ont directement participé à des sessions avec moi, d’autres me connaissent par le biais de ces chroniques. Si vous appréciez mon travail, je serai très reconnaissant de poster un retour positif :

. Soit sur Linkedin, en cliquant sur ce lien, puis sur « Plus » en-dessous de mon nom, puis sur « Recommander »

. Toujours sur Linkedin, toujours sur ce lien, en descendant dans mon profil à la rubrique « Compétences » et en choisissant celles qui vous semblent justes

. Soit sur Google, en cliquant sur ce lien puis sur « Rédiger un avis ».

. … et bien sûr pour les plus enthousiastes, en utilisant plusieurs ou toutes ces possibilités !

Je vous souhaite de très belles fêtes, riches en signes de reconnaissance, denses en relations positives.

A très bientôt,

Aurélien

[1] Ne croyez pas que c’est facile pour moi ! Depuis que je pense à cette chronique, j’en ai oublié trois fois le thème, ce qui ne m’arrive jamais. Comme si mon cerveau « bloquait » à l’idée de vous demander ce cadeau…

 

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