Comment prendre des décisions intelligentes grâce à nos émotions

Publié le 25 novembre 2018

Six Seconds, un institut américain spécialisé dans l’étude de l’intelligence émotionnelle, a identifié trois leviers essentiels pour une prise de décision efficace : développer une attitude optimiste, se centrer sur sa motivation personnelle et construire des buts de long terme. 

1. Développer une attitude optimiste

En période de stress, notre cerveau cherche la solution la plus rapide et la plus simple, et donc nous allons répéter un ou des processus préenregistrés – même s’ils ne sont pas les mieux adaptés à la situation. Développer une attitude optimiste, ça n’est pas seulement croiser les doigts et espérer que les choses aillent mieux. Il s’agit d’une attitude proactive, un travail mental et émotionnel pour rester capable d’envisager l’ensemble des options lorsque nous faisons face aux difficultés. 

Les chercheurs de Six Seconds montrent qu’une première étape consiste à nommer nos émotions. Par exemple : « je suis en colère », ou « je suis triste », ou bien même se contenter de dire « je suis stressé ». En faisant cela, nous prenons déjà une distance minimum par rapport à nos émotions, nous calmons l’amygdale, qui est l’un des centres du stress, et nous activons notre cortex préfrontal, ce qui va permettre de réfléchir à des options possibles.

2. Se centrer sur sa motivation personnelle

L’idée cette fois est d’arrêter de prendre des décisions en fonctions des attentes, des désirs ou des priorités d’autres personnes. Dans nos sociétés nous travaillons largement pour recevoir des confirmations extérieures (notes à l’école, « bons points » des parents, des professeurs ou des supérieurs) plutôt que pour développer le plaisir intrinsèque de notre travail. Nous décidons de nous mettre au service des autres plutôt que de nous-mêmes, mais nous continuons à répéter que nous n’avons pas le choix, que nous ne pouvons pas faire autrement, que nous devons continuer comme ça. 

Retrouver une conscience claire de ma motivation, de mes valeurs, de mes envies, c’est passer de « je dois » à « je veux ». C’est éviter le burn-out ou la dépression et entretenir mon énergie sur le long terme.

3. Développer des buts de long terme

Quel sens voulons-nous donner à notre vie ? Quelle trace voulons-nous laisser dans ce monde ? Définir notre « why », comme le propose Simon Sinek par exemple, nous permet ensuite d’aligner nos décisions, même les plus quotidiennes, avec cette direction essentielle, ce cap que nous voulons donner à notre vie. 

Définir son « pour quoi » nous permet d’exprimer clairement ce qui nous nourrit et nous motive sur le long terme. Le but est de ne plus nous baser uniquement sur des décisions instinctives et de faire des choix plus conscients dans notre vie privée ou au travail. 

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