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Media training
La communication vers les journalistes a eu tendance à perdre de son importance ces dernières années, en raison d’un double phénomène :
. La perte - relative - d’influence des médias traditionnels : l’apparition de journaux gratuits pour la presse écrite, des nouvelles chaînes de la TNT pour la télévision, des émissions en podcasts pour la radio, ont démultiplié les sources d’information pour le public de consommateurs et d’investisseurs. Une tendance massivement amplifiée par l’explosion de l’information online.
Conséquence : beaucoup d’entreprises se sont focalisées sur ces nouveaux supports, avec l’apparition de services entièrement dédiés à la veille stratégique sur le web, au développement du marketing d’influence, de stratégies de réputation de marques… Et les rencontres avec les journalistes « classiques » ont partiellement perdu de leur importance aux yeux de certains dirigeants.
. Une baisse sensible de l’exigence journalistique. Le sujet est de moins en moins tabou : une bonne part de la baisse des audiences des médias « classiques » vient d’un travail de moindre qualité de leurs journalistes. Au moins pour les sujets liés au monde de l’entreprise, de l’économie et de la finance, de plus en plus de personnes constatent une baisse de la curiosité journalistique, un recours de plus en plus fréquent à des pigistes ou à des juniors, des sujets « repiqués » des agences de presse voire directement de communiqués publiés par les entreprises… Rencontrer un journaliste a pu sembler moins difficile, moins risqué.
Négliger l’entraînement à la communication média est pourtant selon moi une erreur stratégique majeure.
D’abord, parce qu’une nouvelle génération de journalistes, habituée aux outils nés depuis la fin des années 1990, les utilise pleinement et publie sur toutes les plates-formes à leur disposition. Ils retrouvent un dynamisme partiellement perdu par ceux qui les ont précédés et qui ont subi une révolution totale de leur métier.
Conquérir cette nouvelle génération, devenir un « bon client » et maîtriser sa communication face à des médias qui ont drastiquement accéléré leur rythme de production, ne peut se faire sans préparation, sans entraînement.
Ensuite, la multiplication des nouveaux médias ne signifie pas qu’ils sont tous égaux, loin de là. Une prise de parole dans un grand quotidien, magazine, sur une chaîne de télévision, une radio, va être reprise sur des dizaines de blogs, de sites, forums… pas le contraire ! Il faut donc que la prise de parole d’origine soit la plus « efficace » possible !
Nous travaillerons sur la cohérence de vos arguments et de l’expression de vos émotions, sur l’objectif de chaque interview, le public auquel vous vous adressez, la technique face à une caméra ou un micro.
Mon but est que vous soyez un « bon client », quelqu’un que les journalistes auront plaisir à interviewer, et qui deviendra un point de passage obligé sur un certain nombre de sujets.
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